04 janvier 2007
Certification du textile et de la confection
Depuis 1992 les produits importés en Russie sont soumis à des systèmes de certification obligatoire qui doivent assurer leur conformité avec des réglementations techniques russes. Ces certificats concernent directement l’exportateur. En cas d’exportation vers la Russie, il y a l’obligation de produire, pour tous ces produits, un ‘CERTIFICAT DE CONFORMITE’ au moment du dédouanement des marchandises, ceci dans le cadre du système de certification de produits GOST-R du Comité d’Etat de la Fédération de Russie pour la Normalisation et la Métrologie (GOSSTANDART). L’absence de ce certificat peut entraîner des retards importants et même l’impossibilité de dédouaner. Les exportateurs français peuvent obtenir les certificats GOST nécessaires avant le départ de la marchandise par l’intermédiaire des sociétés françaises accréditées par les autorités de la Fédération de Russie en tant qu’organisme de certification.
Par exemple : http://www.france-cei.com/partenaires/sgs/accreditation.htm
Source: http://www.russomania.com/Certification-et-Accreditation-en
17 décembre 2006
Les contraintes du commerce de détail en Russie
Les Russes achètent presque autant de produits de beauté que les Italiens, même si en Italie, le PIB par habitant, en parité de pouvoir d'achat, est 2,5 fois plus élevé qu'en Russie. D'après une étude réalisée par l'Association nationale des producteurs de chaussures, 450 millions de paires de chaussures sont vendues chaque année en Russie, pour un montant de 5 milliards de dollars, ce qui est supérieur aux chiffres de l'Italie ou de l'Espagne. Il en va de même des vêtements. Selon Discovery Research Group, le chiffre d'affaires du marché russe du prêt-à-porter a atteint l'an dernier la barre des 30 milliards de dollars, dépassant celui de l'Inde et de l'Indonésie prises ensemble, deux pays à forte densité de population.
Le marché russe du commerce de détail progresse annuellement de quelque 25 %, alors que le marché mondial a connu, au cours de la dernière décennie, une croissance inférieure à 9 %. Cependant le grande distributeurs étranger ne sont pas pressés de s'installer en Russie.
Sur les onze grands détaillants étrangers présents en Russie, seuls trois font partie du Top-20 de Deloitte : les allemands Metro Groupe (55 milliards d'euros de recettes en 2005), Rewe Group (41,7 milliards) et le français Auchan (33,6 milliards).
On retrouve également, en Russie, IKEA, Leroy Merlin, Tengelmann, Obi, Inditex (propriétaire de la marque Zara), A.S. Watson Group, le vendeur par correspondance Karstadt Quelle, le réseau de parfumerie Douglas. Mais, en effet, les grandes surfaces étrangères sont loin d'impressionner par l'ampleur de leurs activités. Metro a ouvert 31 points de vente "cash & carry" et 3 hypermarchés Real. Auchan ne compte que 9 hypermarchés éponymes.
Inditex est l'unique distributeur occidental en Russie à vendre ses propres produits. Douglas est de même l'unique réseau de distribution de parfumerie et de produits de beauté, et ses résultats ne sont pas, eux non plus, impressionnants : il n'a ouvert que 18 petites boutiques en quatre ans.
"Jusqu'à présent, les investissements dans le commerce de détail, peu rentable en Russie, étaient considérés comme trop risqués, en raison notamment de la structure des dépenses des Russes", explique le manager en chef d'A.T.Kearney, Anton Poriadine. Ces dernières années, les Russes dépensaient plus de 55 % de leur budget pour s'acheter des denrées alimentaires, 55 % étant considéré comme le seuil séparant les marchés de détail développés et en développement.
Cependant – et c'est bien là le hic –, le marché sous-développé russe se développe assez vite, et ce sont les produits autres que les denrées alimentaires qui assurent largement cette croissance. "Les produits de beauté sont plus demandés chez les femmes russes que chez les Européennes", constate la vice-présidente de Staraya Krepost, Anna Dytcheva-Smirnova. Mais les dépenses cosmétiques par habitant s'élèvent en Russie à 60 dollars par an, alors qu'elles sont 3 à 4 fois plus élevées en France. Donc, le marché russe a encore des sommets à gravir, estime Mme Dytcheva-Smirnova. Mais les réseaux occidentaux regardent les chiffres absolus, pas leur dynamique.
Cette situation est typique. "Les marques occidentales prennent en compte, prioritairement, les dépenses de vêtements par habitant", confirme Igor Mareïev, directeur général d'Arts Group, qui propose en Russie des marques telles que Castro, Promod, Jennyfer, Pull&Bear et It+. Selon Euromonitor, le Russe moyen a dépensé l'an dernier moins de 25 dollars pour se procurer des vêtements, soit nettement moins que ce que dépensent les Européens ou les Américains. Naturellement, poursuit M. Mareïev, les marques travaillent par le biais d'un partenaire local. Aujourd'hui, les ventes russes d'Arts Group, qui détient 74 magasins, dépassent 90 millions de dollars par an, et Igor Mareïev se soucie peu des mauvaises statistiques.
Les étrangers ont raté une bonne occasion de s'assurer une croissance organique : à Moscou comme à Saint-Pétersbourg, il ne reste plus de bonnes surfaces, alors qu'il est difficile de partir à la conquête de la province en raison de son infrastructure logistique sous-développée. "Les réseaux occidentaux ne travailleront qu'avec les entrepôts de type A, ajoute Oleg Mamaïev, directeur de la Compagnie logistique nationale chargé du développement régional. Mais où peut-on les trouver ? Même dans les villes prospères de plus d'un million d'habitants, la demande de surfaces de stockage est d'environ 40 % supérieure à l'offre."
http://www.rost.fr/?sl=fr&u_s=4&u_a=1112&u_act=printversion&sid=
15 novembre 2006
La consommation est devenue le principal moteur de la croissance en Russie
Après la crise des années 90, la première décennie du XXIè siècle apparaît comme une période de renaissance pour l’économie russe. Permise et soutenue par l’augmentation des prix du pétrole, la croissance russe doit toutefois l’essentiel de son dynamisme à la vigueur de la demande intérieure et, notamment, de la consommation des ménages.
La croissance a atteint près de 7% par an en moyenne entre 1999 et 2005 en Russie. Elle repose pourtant sur des facteurs importants. D’une part, la forte dévaluation du rouble, après la crise financière d’août 1998 , a mécaniquement redonné vie à une grande partie des producteurs russes incapables jusque là de faire face à la concurrence de produits importés aux tarifs plus compétitifs. D’autre part, les prix internationaux des matières premières ont commencé à augmenter fortement. La première phase de croissance est donc très largement le fruit d’une reprise de la demande extérieure : baisse des importations en volume (divisées par trois entre 1997 et 1999) et hausse des exportations en valeur (mulitpliées par 2 entre 1998 et 2003).
La conjonction d’entrées élevées de capitaux, d’une politique budgétaire rigoureuse, d’une inflation relativement maîtrisée et d’une augmentation régulière des salaires nominaux ont permis une forte croissance des ressources financières de la population. Le revenu réel disponible des ménages mesuré en Dollar a été pratiquement multiplié par trois en 5 ans. La propension à consommer restant élevée - 70% du total des dépenses des ménages. Dans le même temps, l’appréciation réelle du rouble a offert aux ménages la possibilité d’augmenter significativement leurs dépenses de consommation de produits d’importation. La consommation, principale composante du PIB, augmente ainsi de plus de 10% par an depuis 5 ans.
Ce boom de la consommation est-il appelé à durer ? Plusieurs raisons permettent de le penser. D’abord, il est lié à un phénomène de rattrapage qui est loin d’être épuisé. La population russe a été largement privée de l’accès à la consommation pendant la période soviétique, avant de subir un appauvrissement général suite à la succession de crises monétaires et financières des années 90. De ce fait, les Russes ont non seulement soif de consommer, mais ils éprouvent en outre une sécurité supérieure en consommant plutôt qu’en épargnant.
Le faible niveau de taxation des ménages joue également un rôle positif. Le taux de l’impôt sur les revenus des personnes physiques est de 13% seulement et celui de la TVA a été réduit de 20 à 18%. Cela libère autant de ressources pour que les ménages consomment.
Enfin, l’expansion du crédit à la consommation joue un rôle croissant. Le montant total des prêts aux personnes physiques a quadruplé depuis deux ans, ce qui permet aux ménages russes d’avoir accès à de nouveaux produits de consommation, tout en libérant des ressources pour les consommations quotidiennes. Et cette expansion est appelée à durer, car elle représente le coeur des stratégies bancaires actuelles.
Certes, un certain nombre de craintes viennent tempérer l’optimisme actuel. L’inégalité considérable de richesse et l’absence de mécanismes de redistribution clairs font que le marché des biens de consommation est encore loin d’être un marché de masse. Le risque d’une concentration excessive, caractéristique des économies de rente, n’est pas à négliger. Dans ce schéma, l’essentiel des besoins peut être couvert par les importations.
Plus inquiétante encore est l’évolution de la situation démographique. La population russe baisse depuis plus de 10 ans. Selon diverses études, elle pourrait chuter de son niveau actuel de 144 millions d’habitants à 70-100 millions en 2050. Cette tendance peut certes être inversée, mais elle pèsera incontestablement sur l’évolution future du taux de consommation.
Enfin, le développement du secteur de la consommation reste largement conditionné par l’influx d’investissements étrangers. Il est en effet peu réaliste de compter sur l’émergence d’un secteur compétitif fondé uniquement sur des capitaux locaux. Une politique d’accueil large de ces investissements étrangers couplée à la mise en place d’incitations fortes pour le développement des investissements locaux dans le secteur est, de ce fait, une condition sine qua non au développement d’une industrie de biens de consommation dynamique en Russie. Si celui-ci ne se fait pas, le gâchis apparaîtrait immense dans ce qui est appelé à devenir à moyen terme le premier marché de consommation en Europe.
12 novembre 2006
La situation générale dans l'industrie textile et de la mode en Russie.
La production du textile représente l’un des trois grands débouchés de l’industrie - 45% (1,67 Mds $). Les autres débouchés du secteur sont l’habillement 32% (1,22 Mds. $), le cuirs, le fourrure et de chaussures - 23 % (860 mls $). Dans plusieurs régions -de Ivanovo, deVladimir,de Kostroma - la productions du textiles est l’activités principale.
En 2005, l'industrie textile était évalué de 32-34 milliard de dollars. La part des producteurs russes sur ce marché fait, selon de différentes sources, près de 16 %. Pendent les derniers trois ans la production de l'industrie textile a baissé a 12,7 %.
Le marché d’habillement est l’un des secteurs d’activité les plus dynamiques en Russie et la croissance observée depuis quelques années (environ 12,5 % par an) devrait encore se maintenir pendant les 3 à 5 prochaines années.
Cependant ,la croissance de demande sur le marché d’habillement la production de vêtement recule .La chute de la demande est satisfait par l’import en provenance de Chine pour le mass-market et grande groupe Européens pour le classe moyen et riche.
http://www.intermoda.ru/, http://www.textileclub.ru/, www.stepconsulting.ru

